Dans le monde de la franc-maçonnerie, beaucoup de familles maçonniques ont pour nom « Grande Loge » ou « Loge » de tel ou tel pays.
L’OITAR porte un nom différent des autres obédiences : Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal. Un nom étonnant, énigmatique. Un nom où chaque terme possède un sens précis.
L’OITAR est un « Ordre Initiatique » et non une obédience. En cela il affirme que la cohérence du chemin maçonnique prime sur l’organisation pratique des loges maçonniques.
En d’autres termes, le point de cohésion de notre organisation est une règle spirituelle, ce qui diffère d’un règlement intérieur ou de constitutions.
Il revendique le terme « Initiation », qui signifie que le franc-maçon meurt symboliquement pour renaître à une nouvelle vie.
« Traditionnel », car l’OITAR se fie à la tradition, c’est-à-dire au savoir et à la connaissance que les anciens ont mis à la disposition de l’humanité, si elle sait décoder le livre de la transmission.
En effet, la franc-maçonnerie puise sa symbolique dans des courants de pensée fort différents : le siècle des Lumières, les bâtisseurs de cathédrales, le compagnonnage, l’Ancien et le Nouveau Testament, la mythologie grecque et romaine, l’Égypte pharaonique. Ces courants, et d’autres, ont forgé les valeurs philosophiques, spirituelles et humanistes du monde occidental. Ils nous apprennent que la recherche du bonheur s’étend au-delà des progrès scientifiques, sociaux et économiques de l’humanité.
Toutefois, tradition ne signifie pas « passéisme » : c'est en relisant et en réinterprétant la tradition que les hommes s'approchent des valeurs intemporelles.
Enfin, l’OITAR pratique symboliquement « l’Art Royal », l’art de devenir roi. Le franc-maçon recherche sa royauté intérieure en travaillant au sein de sa loge à la libération de son être.
Ouvrons une parenthèse sur l’origine de l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal.
L’OITAR a été pensé dès son origine dans le but avoué de faire vivre un rite nouveau : le Rite Opératif de Salomon.
Ce rite a été d'abord élaboré au sein du Grand Orient de France, dont la tolérance autorise toutes les recherches. Selon les fondateurs du Rite Opératif de Salomon, cette recherche part de la pratique d'un rite français qui s'était appauvri au cours des années. Ils estimèrent que la franc-maçonnerie devait accentuer la vigueur de la quête spirituelle, tout en retrouvant la tradition.
C’est ainsi que neuf frères, conduits par Jacques de La Personne, créent le 20 janvier 1974, la loge « les Fondateurs n°1 » qui deviendra la mère-loge de l’OITAR. Après plusieurs noms (Rite moderne de tradition rétablie, Rite Universel, etc.), l'image de Salomon et la notion d'opérativité (en référence au compagnonnage) aboutissent au nom de « Rite Opératif de Salomon » et de là aux « Justes et Parfaites Loges de Salomon ».
À partir de la mère loge, de nombreuses loges et triangles ont ensuite été créés au sein de l’OITAR, qui est actuellement riche d’une centaine de loges.
D'emblée, l'OITAR se structure comme un ordre international. Il est riche d’une centaine de loges dont certaines sont hors de France : à Madagascar, en Belgique, au Canada et au Portugal.
